Bouin

Située dans le département des Deux-Sèvres et la région Poitou-Charentes, la commune de Bouin est membre de la Communauté de communes "Coeur du Poitou".
Bouin (832 hectares), altitude mini 96 mètres et maxi 156 mètres, comptait 359 habitants en 1804, 336 en 1881, 222 en 1931, 185 en 1968, 158 en 1975, 135 en 1982, 122 en 1999 et 146 en 2012.
Les habitants et habitantes de la commune de Bouin sont appelés les Bouinais et les Bouinaises.
La commune est traversée par l'ancienne RD7 qui mène de Chef-Boutonne à Ruffec : http://pioussay.wifeo.com/routes-rn7.php

La mairie est ouverte le mardi de 13h30 à 17h15 et le jeudi de 14h30 à 18h30. Adresse de la mairie
:
Mairie de Bouin
Le Bourg
79110 Bouin
Téléphone : 05 49 29 85 12
Mail : mairie-bouin@paysmellois.org


L'école à Bouin
La loi Guizot du 28 juin 1833 impose la construction d'une école primaire en 1860 dans la partie nord du logis achetée par la commune à Juliette Chabot qui l'avait morcellé pour en faciliter la vente, la partie sud du logis sera transformée en exploitation agricole par la famille Bournie, et la partie est (soit la grosse tour, le four et les communs du logis) fut achetée par deux familles de Bouin.



L'école de Bouin en 1945 avec M. Ranchin.

L'adduction d'eau... c'était en 1962 seulement : http://pioussay.wifeo.com/adduction-deau.php

L'Osme (Aume), qui ne coule guère que six mois par an, et dont le parcours est de sept à huit kilomètres, quitte les Deux-Sèvres après avoir traversé Hanc et va se jeter dans la Charente.
Découvrir l'Aume (Osme) : http://artistesdeloubille.over-blog.com/pages/Une_jolie_riviere_lAume-3635429.html




Ils sont morts pour la France
Constant Dallet le 27 mai 1918 à Vassogne (02)
André Pierre Fougère le 13 janvier 1915 à Sainte-Radegonde (37)
André Pierre Granget le 9 décembre 1917 à Coucy-la-Ville (02)
Gaston Augustin Laurent le 26 juillet 1917 à Oulches (02)
Émile Royer le 21 octobre 1918 à Hirson (02)
Voir page cimetière : http://cimetieresmellois.fr/visite%20BOUIN.html

Statistiques 1801
Bouin, commune au sud-est des Deux-Sèvres et à 6 kilomètres de Chef-Boutonne. Sa population est de 332 individus. Son territoire est arrosé par le ruisseau de l'Osme, qui y prend sa source et coule au sud ; ce ruisseau est à sec six mois de l'année, et fait cependant une prairie assez bonne : le terrain est sablonneux, mêlé de bruyères et de terres labourables, qui donnent du froment, de la baillarge et de l'avoine ; on y récolte un peu de vin ; on y fait quelques prés artificiels : il y a le petit bois taillis des Coudrai. On y élève quelques bestiaux. Point de dépendances.


Histoire en gros...
Une voie antique est attestée au Moyen Âge, de Rom à Bouin, en passant par Lorigné :
Des substructions découvertes près du ruisseau de l'Osme, non loin du bourg, et en un point élevé de la commune, au lieu-dit « La Vieille Chapelle », une étrange motte circulaire de cent-soixante mètres de circonférence apparaissent comme autant de vestiges de l'époque gallo-romaine. le chemin de la Bounièze.
A l'époque carolingienne, Bouin fut le siège d'une viguerie importante du pagus de Brioux et plus tard, d'un archiprêtré comprenant seize paroisses, quatre prieurés et trois chapelles.
Peu après l'an 1000, Bouin passe au comté d'Angoulême à l'occasion de la donation des vicomtés de Mlles d'Aulnay, de Ruffec et de Confolens par Guillaume V de Poitiers, comte de Poitou (duc D'Aquitaine), à Guillaume IV Taillefer, comte d'Angoulême (Liste des comtes d'Angoulême), son vassal. Cette période voit l'indépendance croissante des petits seigneurs et la construction de forteresses. La viguerie de Bouin est transformée en châtellenie.
Bouin relevait féodalement du marquisat de Ruffec et de l'élection d'Angoulême (généralité de Limoges).


Des La Lande aux Chabot
La seigneurie de Bouin appartenait au xve siècle à Jean de La Lande, et aux Turpin en 1494, du fait du mariage de Jacques Turpin avec Françoise de La Lande.
Blason figurant sur un tableau dans la chapelle de l'église de Pioussais.
Les armes des Turpin  (« d'azur à trois besants d'or ») ornent les lucarnes du château de Jouhé et la porte de la cour intérieure.

Jean Turpin, écuyer, était seigneur du lieu en 1579.
Lire cette page : http://pioussay.wifeo.com/turpin-de-jouhe.php

En 1598, Bouin relève du marquisat de Ruffec.
Le domaine passe, vers 1750, dans la famille Chabot. Joseph Chabot de Bouin épousa, en 1772, la fille du procureur fiscal du marquisat de Chef-Boutonne. Le dernier Chabot, Nicolas-Jules (1807-1856), vécut longtemps à Paris. Auteur oublié de nombreux romans et pièces de théâtre, il revint mourir au pays natal. Nicolas Jules Chabot de Bouin, homme de lettres et journaliste socialiste, fit partie de l’opposition républicaine sous Louis-Philippe. Domicilié à Chef-Boutonne (Deux-Sèvres), il collabora, à cette époque, aux journaux de gauche L’Indépendant et La Chronique des Deux-Sèvres.


Précisions
"Turpin revend le domaine de Bouin : le logis de Bouin d'époque Renaissance est ruiné pendant les guerres de religion (l'église romane est également ruinée à cette période), il est vendu en l'état par les Turpin de Jouhé à François Chabot de Peuchebrun (Longré) vers 1750, qui constituerait ainsi une terre pour son fils cadet Joseph Chabot qui reconstruira en 1766 l'actuel logis de style classique."
A la place du château de Bouin, démoli au XVIIIe siècle, on édifia un logis dans le style de l'époque. La grande tour qui avait été conservée disparut à son tour au XIXe siècle.
François Chabot, écuyer, seigneur de Peuchebrun, et Marie Tesnon de la Ronce, mariés le 14 juillet 1732 eurent 8 enfants : Jacques Chabot de Peuchebrun, Joseph Chabot de Lussay, Nicolas Chabot de Potonnier, Joseph Chabot de Bouin et plusieurs filles.
Joseph Chabot de Bouin est né le 31 décembre 1736 à Peuchebrun, paroisse de Longré. Il débute la branche des Chabot de Bouin. Il épouse en 1772 Jeanne Rempnoulx, qui lui donne 2 enfants dont Nicolas Chabot de Bouin. Nicolas Chabot de Bouin (né le 18 septembre 1775) épouse le 26 juillet 1800 sa cousine Françoise Chabot de Peuchebrun (née le 13 février 1783) qui lui donne Nicolas Jules Chabot de Bouin. Nicolas Jules Chabot de Bouin (né à Chef Boutonne le 5 septembre 1807) écrit des romans et des pièces de théâtre ; marié à Paris en 1842 à Céline Rommel, il laisse une fille unique Juliette-Louise (mariée en 1855 à Bouin à Agathon Morisson), dernière descendante des Chabot de Bouin.
Joseph Chabot de Bouin est décédé en 1816 à Chef-Boutonne.


La paroisse
La paroisse de Bouin s'étendait sur le même territoire que celui de la commune actuelle. Elle relevait de l'archiprêtré de Bouin. Et lui même de l'archidiaconé de Brioux qui relevait de l'évêché de Poitiers.
L'archidiaconé de Briançay ou de Brioux avait une immense étendue, il comprenait Niort et allait jusqu'aux portes de Confolens, dont un faubourg même en dépendait et de Ruffec il remontait presque jusqu'à Parthenay. L'archidiacre étendait sa juridiction sur douze archiprêtrés dont relevaient cinq cent paroisses et plus de cent vingt prieurés ou monastères.
Le pape Alexandre IV sur la demande de Jean de Melun, évêque de Poitiers, l'autorisa par la bulle dont nous donnons plus bas le texte, à former deux archidiaconés de cette trop vaste circonscription, mais il ne put effectuer cette division ; l'archidiacre de Briançay pendant la vie duquel ce changement ne devait pas être opéré, survécut sans doute à son évêque, et ni Hugues de Châteauroux, qui monta sur le siège épiscopal après Jean de Melun, ni ses successeurs ne réalisèrent ses projets.

Dans l'Église catholique romaine, archiprêtre est un titre honorifique attribué à un prêtre, en général le curé d'une église importante, de l’église principale d’une ville ou d’un ensemble de paroisses, ou encore d'une cathédrale ou une basilique. Il est a la tête d'un archiprêtré.
Avant la Révolution, l’archiprêtré de Bouin comptait 23 paroisses. Vers l'an 1500 (et en 1597 de façon attestée), la paroisse de Bouin est le siège d'un archiprêtré du diocèse de Poitiers dépendant de l'archidiaconé de Brioux comprenant les paroisses suivantes au sein de trois provinces : Couture-d'Argenson, La Bataille, Lussay, Lorigné, Melleran et Villemain en Poitou ; Bouin, Hanc, Pioussay, Longré, Paizay, Theil-Rabier, Empuré, Raix, Saint-Fraigne, La Forêt-de-Tessé, Les Gours, Ambourie, et La Chèvrerie en Angoumois ; Loubillé en Saintonge. Cet archiprêtré durera jusqu'au Concordat de 1801.
Cet archiprêtré jouxtait les archiprêtrés de ROM, CHAUNAY, GENCAY, RUFFEC du même diocèse, puis AMBERAC du diocèse d’Angoulême et enfin MATHA et BEAUVAIS du diocèse de Saintes.

La Constitution civile du clergé, en 1790, réorganise, sans accord avec Rome, les diocèses de France sur la base des départements.

Le curé de Bouin, l'abbé Bonnet, bien qu'ayant prêté le «serment constitutionnel», fut arrêté pendant la Révolution.
 

L'église
L'église Notre-Dame de Bouin, au clocher latéral gothique, relevait directement de l'évêque de Poitiers. Elle est placée sous le patronage de Notre-Dame, se fête le 8 septembre.
(Voir pour détails la page consacrée à cette église sur le site du diocèse http://www.diocese-poitiers.com.fr
) où nous découvrons : "Brûlée au 16e siècle, au cours des guerres de Religion, l'église fut restaurée. Vendue comme Bien national le 16 fructidor an VI (2 septembre 1797), elle sera rachetée en 1833 par l'évêque avec l'aide du préfet".
Elle est inscrite depuis 1926 à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques.
Sa façade ouest en arc brisé, épaulée de contreforts plats, a sa voussure interne décorée de serpents et d'aigles d'une prestance héraldique.
Des lions et des oiseaux associés à un poisson ornent les chapiteaux.
Sur le montant droit de la porte, la mention «Stephanus», gravée dans un cercle, désigne, pense-t-on, le nom du constructeur de l'église.
Dans le chœur, où se voit une piscine gothique, un enfeu abrite deux tombes : celles de Jean Turpin, écuyer, seigneur de Puyferrier, Bouin et autres lieux, bienfaiteur et restaurateur du sanctuaire, décédé en 1663, et de son épouse, dame Marie Tessereau, morte en 1660.
Dans l'église se trouve également une ancienne cuve baptismale transformée en bénitier.


Dimanche 15 mars 1925, Le Mellois, le curé est battu.
Il y a quelques jours, M. L’abbé Boone curé de Bouin, desservant Loubillé, officiait dans cette paroisse. La cérémonie fut troublée par trois jeunes gens qui proférèrent des cris et firent à haute voix des réflexions désobligeantes pour le prêtre et les assistants. M. l’abbé B… les ayant invités à sortir avec lui pour leur expliquer dans quel mauvais cas ils se mettaient, les trois énergumènes le suivirent, et, une fois dehors, se jetèrent sur le prêtre et le frappèrent, sans égard pour son âge.

Dimanche 30 mai 1925, Le Mellois.
Nous avions signalé, il y a quelques semaines, l’incorrection de quelques jeunes gens qui avaient causé du désordre dans l’église de Loubillé, pendant un office, et porté des coups à M. l’abbé Boone, curé de Bouin, qui leur avait adressé de justes remontrances. Cette affaire a eu son épilogue devant le tribunal correctionnel de Melle qui a infligé à ces jeunes gens une condamnation méritée.

Le monument aux morts

Ils sont morts pour la France, guerre 1914-1918

  • DALLET Constant, 27/05/1918 Vassogne (02)
  • FOUGÈRE André Pierre, 13/01/1915 Sainte-Radegonde (37)
  • GRANGET André Pierre, 09/12/1917 Coucy-la-Ville (02)
  • LAURENT Gaston Augustin, 26/07/1917 Oulches (02)
  • ROYER Émile, 21/10/1918 Hirson (02)

Sans doute Jean JOUSSEAUME né le 15-10-1886 à Sauzé-Vaussais (Deux-Sèvres) du 325e RI Poitiers, et tué à l'ennemi à Nomény le 29 août 1914, époux de Mélanie Legrand (décédée le 23/10/1916).



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