Téléphoner à Pioussay, si c'est possible




Les élus Deux-Sèvriens ont dû partir à la pêche à la ligne… et aux subventions pour que la ville puisse enfin bénéficier du téléphone. (La NR du 30 avril 2015)
Si l'Américain Graham Bell effectue ses premiers tests dès 1876, il faut encore attendre un quart de siècle avant que le téléphone ne fasse son apparition en Deux-Sèvres. Et plutôt timidement… Le 30 septembre 1899, le préfet adresse en effet un courrier à l'ensemble des communes, leur indiquant que l'État projette de mettre en place un réseau dans le département. Dans un premier temps, seuls les chefs-lieux de canton seraient reliés entre eux.
Le préfet précise pourtant d'emblée… que l'État ne dispose d'aucun budget pour implanter le réseau en Deux-Sèvres ! Alors même qu'il note « l'importance que prend chaque jour la téléphonie et les facilités qu'offre ce nouveau moyen de communication ». Il lance un appel… aux communes et au conseil général pour financer l'opération, laissant entendre qu'ils se rembourseraient grâce à l'exploitation des lignes !

Le téléphone c'est bien sans doute
Le 25 octobre 1899, le conseil municipal de Pioussay admettait le principe de la création d'un réseau téléphonique départemental  des Deux-Sèvres, mais qu'il ne voulait prendre aucun engagement à ce sujet.

Plutôt dubitatifs, les maires répondent finalement à l'appel… et décrochent différentes aides. La construction du réseau deux-sévrien doit revenir à environ 16.500 F de l'époque, pris en charge pour les 2/3 par le conseil général. Le 6 novembre 1900, les élus parthenaisiens, sous la houlette du maire Louis Aguillon, votent une participation de 835 F. Le réseau se met progressivement en place dans les mois qui suivent. Pourtant, dès 1903, certaines lignes jugées peu rentables sont déjà supprimées… (La NR du 30 avril 2015)

Aucune utilité pour Pioussay
Le 25 novembre 1900, le conseil municipal indique qu'il pense que la commune de Pioussay n'a aucune utilité d'avoir le téléphone et juge qu'elle n'en a pas les moyens.

Maintien de la décision
Le 21 décembre 1906, Jean Queron, maire de Pioussay, soumet au conseil municipal une circulaire du préfet qui demande si la commune a l'intension ferme d'adhérer à l'extension du réseau téléphonique départemental  des Deux-Sèvres. Le conseil municipal refuse d'adhérer.

Les élus Deux-Sèvriens ont dû partir à la pêche à la ligne… et aux subventions pour que la ville puisse enfin bénéficier du téléphone. (La NR du 30 avril 2015)

Maintenant on le veut ce téléphone
Le 15 juillet 1922, M. Fillon, le maire de Pioussay, soumet au conseil municipal une lettre qui sera adressée au directeur du service postal des Deux-Sèvres.
Le conseil municipal décide à l'unanimité que la commune de Pioussay doit être dotée d'un service téléphonique.

Confirmation
Le 8 octobre 1922, suite à la réponse du préfet, le conseil municipal décide de se rattacher au réseau et d'en assurer le fonctionnement selon les conditions édictées.


 
http://fredouille.pagesperso-orange.fr/Accueil.htm
 

Histoire des téléphones

Quelques dates importantes
- 1878 : Le premier central téléphonique manuel est mis en service. Il desservait 21 abonnés !
- 1885 : Invention du bottin (ou annuaire téléphonique). Le premier annuaire répertoriait environ 6000 noms et adresses d'abonnés de la région de Philadelphie.
- 1889 : Naissance du premier appareil téléphonique fonctionnant avec des pièces de monnaie.
- 1891 : Un entrepreneur de pompes funèbres invente le central téléphonique automatique permettant aux correspondants de communiquer directement sans passer par une opératrice.
- 1923 : Première apparition du cadran et adoption de la numérotation à 7 chiffres. En France, on passera à 10 chiffres en 1996.
- 1942 : Les relais hertziens permettent les transmissions téléphoniques par ondes.
- 1956 : Première liaison téléphonique transatlantique par câble, fruit d'une collaboration entre les États-Unis, le Canada et la Grande-Bretagne. L'utilisation de la fibre optique se généralisera dès 1988.
- 1979 : Le téléphone portable, ou téléphone cellulaire, voit le jour en Suède sous l'impulsion de la société Ericsson. Il utilise les ondes hertziennes dans des portions de territoire découpées en « cellules ».
- 1992 :  La téléphonie passe au numérique avec l'arrivée du GSM (pour Global System for Mobile Communications).
- Les années 1990 voient l'avènement des transmissions par satellite.
 

Téléphone en Deux-Sèvres au travers des sessions du Conseil général

Session 1897
Réseau téléphonique urbain de Niort

Poste de la Préfecture
J'ai inscrit dans mes propositions budgétaires de 1898, un crédit de 175 fr. pour les dépenses du service téléphonique-installé à la Préfecture ; ce crédit se répartit comme
il suit : 75 francs prix de l'abonnement pour le réseau urbain. 100 francs à litre de provision pour assurer le service des communications qu'il serait nécessaire de faire avec le Ministère.
Je vous prie, messieurs, de vouloir bien ratifier ces propositions.

Session de 1899
Postes et télégraphes, rapport du directeur

Monsieur le Préfet,
J'ai l'honneur de vous adresser, en vue de la prochaine session du Conseil général, le rapport que vous avez bien voulu me demander sur la situation des services des Postes, des Télégraphes, des Téléphones et de la Caisse nationale d'épargne dans le département. Je joins à ce travail les tableaux indiquant les produits réalisés et les fluctuations des opérations.
Création de bureaux de plein exercice
La conversion de l'établissement de facteur-receveur de Brion sur Thouet en recette de plein exercice, décidée l'année dernière, a été réalisée à partir du 1er août 1898.
Le service de la distribution des correspondances n'a subi aucune modification par suite de cette mesure. Les communes dont la liste figure ci-dessous sont encore en instance pour obtenir une recette des postes ; mais il n'est pas possible de prévoir quand elles pourront recevoir satisfaction : Amailloux, Ardin, Béceleuf, Bouillé-Loretz, La Chapelle-Thireuil, Chiche, Exouclun, Fomperron, La Forêt-sur-Sèvre, Gourgé, Limalonges, Loubillé, Marigny, Massais, Paizay-le-Chapt, Saint-Clémentin, Surin, Le Vanneau, Villiers-en-Plaine.
Etablissements de facteur-receveur
L'administration qui limitait autrefois aux communes situées à proximité d'une gare de chemin de fer l'avantage de pouvoir obtenir un établissement de facteur-receveur aux frais de l'Etat a décidé de supprimer cette disposition restrictive. Désormais, toute commune importante éloignée des voies ferrées peut être admise à concourir pour être dotée d'un établissement de ce genre sans avoir à prendre à sa charge les frais de transport de dépêches.
Les demandes de l'espèce sont classées d'après leur rang d'importance et les créations sont prononcées dans la limite des crédits mis à la disposition de l'administration.
En 1898, quatre communes du département ont pu être pourvues d'un établissement de facteur-receveur. Ce sont les communes de Limalonges, service inauguré le 1er septembre 1898... L'importante commune de Limalonges, devenue le siège d'un établissement de facteur-receveur, est desservie dans des conditions très favorables.
Une deuxième distribution y est effectuée le soir. La commune de Montalembert, rattachée au nouveau bureau, reçoit ses correspondances dès le matin alors que, précédemment, le facteur n'y pouvait passer avant 2 ou 3 heures du soir.
Sauzé-Vaussais
Par suite d'un établissement de facteur-receveur à Limalonges, commune précédemment desservie par Sauzé-Vaussais, il a été procédé à un remaniement partiel du service des facteurs. Un emploi de facteur local a été créé, ce qui a permis de multiplier les distributions à Sauzé-Vaussais. Mais la plupart des tournées rurales de ce bureau restent toujours très chargées et il serait désirable qu'une nouvelle création d'emploi vint permettre d'en effectuer le remaniement. Tel sera l'objet d'une proposition dont je compte saisir l'administration.
Une boite aux lettres placée au village de Pannessac (1er mars 1899), commune de Limalonges.
Service téléphonique
Le réseau téléphonique urbain de Niort continue à se développer. Le nombre des abonnés est maintenant de 29 plus 11 postes supplémentaires. Le produit des conversations téléphoniques a été, pour l'année 1898, de 2,776 fr. 48.
De plus, le montant des abonnements recouvrés, pendant la même année, s'est élevé à 3,486 fr. 25.
Enfin, il a été versé, en 1898, par les abonnés, une somme de 2,183 fr. 70 à titre de contributions aux frais de premier établissement de leurs lignes.
La ville de Niort qui, pour l'établissement du réseau, avait consenti une avance de 38,000 fr., a recouvré, jusqu'à ce jour, une somme de 14,084 fr. 25. Il ne lui est donc plus dû que 23,915 fr. 75.
En vue de permettre aux personnes non abonnées de communiquer entre elles par le téléphone, l'Administration a créé des avis d'appel téléphonique. Il est facile, par ce moyen, de prévenir à domicile la personne avec laquelle on désire entrer en relation, de se présenter à la cabine à une heure déterminée.
La taxe de l'avis d'appel est de 0 fr. 25 quand il est adressé dans la ville même où il est déposé et de 0 fr. 40 quand il est pour une autre destination.
La question de la création d'un circuit Niort-Poitiers est toujours en suspens.

Session d'avril 1900
Réseau téléphonique

Conformément à la décision que vous avez prise à votre session d'août dernier, j'ai invité toutes les communes du département à faire connaître si elles désiraient être rattachées au réseau téléphonique à créer dans les Deux-Sèvres.
32 communes ont adhéré d'une façon ferme au projet, et 33 y ont donné leur adhésion sous certaines réserves.
Le résultat de cette consultation des communes a été transmis à M. le sous-secrétaire d'Etat des Postes et Télégraphes, qui doit faire préparer un projet définitif avec répartition de la dépense entre les communes composant le réseau.
Le travail de l'Administration centrale des Postes n'étant pas achevé au moment de l'impression de ce rapport, et les communes intéressées devant de nouveau être consultées, ce ne sera qu'à votre session d'août prochain, que je pourrai vous proposer d'émettre un vote ferme et définitif au sujet de la création d'un réseau téléphonique.

Session d'août 1900
Réseau téléphonique

Le réseau téléphonique urbain de Niort se développe dans des conditions normales. Le nombre des abonnés est maintenant de 37 plus 11 postes supplémentaires.
Le produit des conversations téléphoniques a été, pour l'année 1899, de 1,874 fr.
Le montant des abonnements recouvrés, pendant la même année, s'est élevé à 3,801 fr.
Enfin, il a été versé en 1899, par les abonnés, une somme de 759 fr. 72 à titre de contributions aux frais de premier établissement de leurs lignes.
La ville de Niort qui avait consenti, pour l'établissement du réseau, une avance de 38,000 fr. a été remboursée, jusqu'à ce jour, d'une somme de 18,802 fr. 13 sur les produits des taxes téléphoniques. Ces remboursements secontinueront jusqu'à extinction complète de l'avance.
Réseau téléphonique départemental
Le Conseil général a été saisi du projet relatif à la création d'un réseau téléphonique départemental. Tous les renseignements de nature à éclairer l'assemblée sur cette question lui ont été fournis dans un rapport spécial transmis lors de la session d'avril dernier.

Sessions de 1901
Réseau téléphonique départemental

A votre session d'août, vous avez approuvé en principe le projet de création d'un réseau téléphonique départemental, sous la réserve que le circuit Niort-Poitiers serait exécuté à frais communs par les départements des Deux-Sèvres et de la Vienne et que le projet serait réduit dans des proportions suffisantes pour que la somme à payer en intérêts ne dépassât pas 12,000 francs la première année.
Vous avez, en outre, décidé que la somme à avancer à l'Etat pour l'exécution de l'entreprise serait réalisée au moyen d'un emprunt unique, à contracter par le département ; que ce dernier prendrait à sa charge le tiers de la dépense et que le surplus serait acquitté par les communes rattachées au réseau au prorata de leur population.
De plus, vous avez donné à la Commission départementale une délégation pour arrêter, avec le département de la Vienne, les conditions d'établissement du circuit Niort-Poitiers.
J'ai porté vos décisions à la connaissance des Conseils municipaux des communes comprises dans le projet primitivement préparé. En même temps, j'ai fait connaître à ces assemblées le chiffre approximatif de leurs contingents et je les ai invitées à émettre, sur la question, un vote ferme et définitif.
Un grand nombre de Conseils municipaux qui s'étaient d'abord prononcés en faveur de l'entreprise sont revenus sur leur premier vote, trouvant trop élevés les sacrifies qui leur étaient demandés.
Il en résulte que 36 communes seulement ont donné leur adhésion complète au projet.
Ces communes sont les suivantes : pour l'arrondissement de Melle, Chef-Boutonne, Couture-d'Argenson, Lezay, Melle, La Mothe-St-Héray, Périgné, Saint-Romans-les-Melle, Sauzé-Vaussais.

Session d'avril 1906
Projet d'extension du circuit et du réseau téléphonique départemental

Rapport
Niort, le 16 mars 1906, le Directeur des Postes et des Télégraphes à Monsieur le Préfet des Deux-Sèvres.
Dans le but de faciliter et d'étendre l'échange des communications téléphoniques entre les Deux-Sèvres et les départements circonvoisins, l'Administration m'autorise à vous soumettre, pour être proposé à l'acceptation du Conseil général, le projet d'établissement des circuits indiqués ci-après :
Niort-La Rochelle. En ce moment, les relations entre les Deux-Sèvres et la Chareute-Inférieure sont excessivement difficiles, notamment pour les communications avec les arrondissements de La Rochelle, Rochefort et Marennes.
L'unique circuit qui les relie, Niort-Saintes, est toujours très encombré... Je crois pouvoir dire que les Chambres de commerce de Niort et des Deux-Sèvres et de La Rochelle verraient avec une grande satisfaction la réalisation de ce projet. La dépense totale serait de 40,100 fr.
Thouars-Saumur... La dépense totale serait de 17,710 fr.
Melle-Ruffec, avec installation d'un dispositif spécial à Melle pour permettre aux localités des Deux-Sèvres de communiquer directement par Ruffec avec celles de la Charente et de la Haute-Vienne. La dépense prévue serait de 23,000 fr.
Toutefois, je crois devoir vous faire connaître que ce circuit ne rendrait pas aux Deux-Sèvres tous les services désirables. Si en effet, il permettait aux postes d'abonnés et aux postes publics de ce département de communiquer avec ceux de la Charente et de la Haute-Vienne, par contre, les communications seraient longues à établir à cause du grand nombre de bureaux intermédiaires qui pourraient être appelés à intervenir. De plus, les communications ne pourraient pas être ouvertes avec la Dordogne par les circuits Niort-Melle-Ruffec-Angoulême-Ribérac-Périgueux en raison du trop grand nombre des bureaux intermédiaires.
En résumé, la construction de ce circuit ne ferait disparaître qu'en petite partie les difficultés et les lenteurs existant actuellement par suite du transit des communications par le bureau de Saintes.
Au contraire, un circuit direct Niort-Angoulême permettrait des communications beaucoup plus rapides et pourrait, si un circuit Angoulême-Périgueux était construit, assurer les relations des Deux-Sèvres avec toutes les localités de la Dordogne.
L'avance correspondant au premier de ces circuits (Niort-Angoulême) serait de 77,400 fr.
Dans l'intérêt du commerce des Deux-Sèvres, je vous serai très reconnaissant de vouloir bien amener le Conseil général à adopter la construction des trois nouveaux circuits dont il s'agit : Niort-La Rochelle, Thouars-Saumur, Niort-Angoulême.
Dans le même ordre d'idées, je me permets de rappeler, monsieur le Préfet, que depuis la création du réseau départemental des Deux-Sèvres de nombreuses communes, réfractaires au début à souscrire aux engagements qui leur étaient demandés, ont sollicité leur rattachement au réseau et ont dû ensuite y renoncer en raison du montant relativement élevé de l'avance remboursable à verser par chacune d'elles.
Il est probable, il est même certain qu'une consultation des communes non encore rattachées en déciderait quelques-unes à faire partie d'une combinaison analogue
à celle réalisée par la convention intervenue entre l'Etat et le département des Deux-Sèvres, le 6 juin 1901.
Si, comme il y a lieu de l'espérer, le Conseil général adoptait la question de principe de cette extension de réseau, il serait procédé à une étude pour chaque commune demandant son rattachement et le montant de l'avance à verser par le département serait ensuite indiqué par l'Administration.
Toutes les conventions à passer par le département pour l'établissement de nouvelles lignes pourraient constituer des avenants à la convention principale du 6 juin 1901, de façon à faire bloc de toutes les avances et à faire concourir toutes les installations au remboursement du total de ces avances, ainsi qu'il serait spécifié dans des articles additionnels.
Je vous serais très reconnaissant, monsieur le Préfet, de vouloir bien me faire connaître la suite que le Conseil général aura bien voulu donner aux importants et intéressants projets dont il s'agit.
Le Directeur, BATTUT.
La cabine téléphone version anglaise : un mythe selon ARTE.

Conseil général août 1913
Rapport du directeur des PTT

Téléphone
Le trafic téléphonique augmente chaque année ; ces résultats favorables sont la conséquence de l'extension du réseau départemental et de l'établissement de nouveaux grands circuits. L'appui financier que trouve mon Administration près de l'Assemblée départementale ne peut qu'accentuer ces résultats si intéressants pour le commerce et l'industrie.
Réseaux et circuits départementaux.
La commune de Saint-Germain-deLongue-Chaume, comprise dans le second réseau départemental, a été dotée du service téléphonique le 1er novembre 1912. Le second réseau se trouve ainsi achevé.
Le troisième projet d'extension du réseau est actuellement à l'étude; 132 communes ont donné leur adhésion de principe. Mon Administration fera connaître incessamment le montant de l'avance à consentir par le département pour la réalisation du projet.
Les sous-préfectures et les parquets de Bressuire, Melle et Parthenay, ainsi que les trente-six brigades de gendarmerie situées dans des localités dotées du téléphone, ont été rattachées au réseau.
Des pourparlers avaient été engagés avec les municipalités de Parthenay, Thouars et Saint-Maixent pour rattacher également les commissariats de police, mais ils n'ont pas abouti.
Des cabines téléphoniques ont été installées dans les recettes auxiliaires des rues de Fontenay et de Saint-Gelais, à Niort.
Les communications téléphoniques de Niort et du sud du département avec la région de Thouars devenant difficiles par suite de l'intensité du trafic sur le circuit partagé Niort-Parthenay-Thouars, il sera indispensable d'établir bientôt un second circuit entre Niort et Parthenay.
Circuits interdépartementaux.
Le circuit «Niort-Angoulême» a été mis en service le 1er septembre 1912 et les travaux d'établissement des circuits Paris-Poitiers 2e, Niort-Tours et Thouars-Saumur sont en cours d'exécution. Dès leur achèvement, on entreprendra la construction du circuit « Niort-Bordeaux ».
Au cours de sa dernière session, le Conseil général, sans nier l'utilité d'un circuit «Nantes-Niort», a ajourné le projet jusqu'au moment où il serait saisi de la question d'établissement d'un circuit direct «Niort-Paris ».
Le voeu formulé a été transmis à mon Administration.
Le Conseil général de la Charente-Inférieure ne s'est pas encore prononcé sur la question du circuit Niort-La Rochelle 2e, dont le principe a été admis par le département des Deux-Sèvres.

Conseil général août 1919
Rapport du directeur des PTT
Téléphone
Réseaux et circuits départementaux et interdépartementaux.

Sur 357 communes, 107 sont actuellement reliées au réseau départemental.
L'avant-projet relatif à l'extension de ce réseau, prévue avant l'ouverture des hostilités, comprenait le rattachement d'une nouvelle série de 68 communes dont l'adhésion avait été recueillie, 59 autres communes faisaient, en outre, l'objet d'un deuxième projet dont l'examen devait suivre.
Il devait donc rester, finalement, 123 communes dépourvues de toute installation téléphonique.
Il serait regrettable de laisser se maintenir une pareille situation.
Il y aurait donc intérêt à profiter de l'ajournement dû aux circonstances des projets d'avant-guerre pour reprendre l'examen de la question d'extension du réseau départemental en envisageant le rattachement de la totalité des communes. Celles dont l'adhésion a fait jusqu'ici défaut, mieux éclairées sur les conditions avantageuses d'installation dont elles sont appelées à bénéficier, ne manqueraient pas de se faire inscrire. Dans le cas improbable où quelque résistance due à un défaut de vision de leur véritable intérêt se produirait, on pourrait utilement insister auprès des communes réfractaires pour obtenir leur acceptation.
Il faut considérer, en effet, que le service téléphonique ne peut donner son maximum de rendement que si son rayon d'action s'étend jusqu'aux limites qu'il est susceptible d'atteindre et, à cet égard, il est naturel que pas une seule commune du département ne demeure en dehors du réseau.
Des projets ont été déjà dressés pour l'établissement des circuits suivants :

  • Niort-Nantes.
  • Niort-Angers.
  • Niort-Paris.
  • Niort-La Rochelle 2°.
  • Niort-La Roche-sur-Yon.

Les travaux du circuit Niort-Bordeaux, suspendus lors de l'ouverture des hostilités, seront repris dès que les circonstances le permettront.
Il m'a été possible, après autorisation de l'Administration, ayant en dépôt le matériel nécessaire, d'établir un deuxième circuit Niort-Parthenay, qui permet de dégager l'encombrement résultant de l'utilisation d'un circuit unique.
Je prévois également le doublement des circuits suivants :

  • Niort-Melle.
  • Niort-Saint-Maixent.
  • Niort-Thouars.
  • Niort-Bressuire,
  • et la construction de circuits entre :
  • Parthenay-Bressuire.
  • Niort-Ruffec.
  • Niort-Saint-Jean-d'Angély.

Enfin, j'ai établi un projet en vue d'assurer :
a) La liaison directe entre eux des chefs-lieux de canton voisins d'une certaine importance appartenant au département des Deux-Sèvres et aux limitrophes;
b) La liaison respective de chaque commune à son chef-lieu de canton, soit par un circuit direct, soit par un circuit commun à deux communes au plus.
Il est évident que la réalisation de ce vaste programme demandera beaucoup de temps. D'autant qu'elle ne pourra être commencée que lorsque notre approvisionnement en matériel sera susceptible de le permettre. Mais il m'a paru que je devais faire part à l'assemblée départementale qui nous a toujours prêté un large et utile concours pour notre extension téléphonique, des intentions de l'administration.
 


Peu d'abonnés en 1956.


Années 1970, l'annuaire de Pioussay.
Les cabines étaient en nombre.




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