Les maires de Pioussay


Premières élections municipales en France en février 1790
La loi du 19 avril de la même année instaure « une écharpe aux trois couleurs de la nation, bleu, rouge et blanc, attachée d’un nœud, et ornée d’une frange couleur d’or pour le maire, blanche pour les officiers municipaux ». Et en 1791, apparaissent les gardes champêtres.
Le premier renouvellement des municipalités se fit en novembre 1791. Le second en novembre 1792, le suffrage universel est la règle. Le maire lit les textes de loi, en chaire à l’église, ou avant la messe, ou devant la porte de l’église à la sortie de la messe.

Le premier maire de Pioussay, Jean Demondion, propriétaire de La Rogneuse
«Année 1759, Jean de Mondion quitte Londigny pour Pioussay, en 1760 il s'installe à La Place."

Jean Demondion (né à Londigny, décédé le 5 novembre 1807 à Pioussais) est le fils de Jacques Demondion (de Londigny) et de Marie Billaudeau. Jean Demondion a épousé :

  • 1. Françoise Auvin le 13 février 1764 à Pioussay (décédée 1780) d'où 7 enfants.
  • 2. Marie Suire le 18 juin 1781 à Pioussay, d'où 6 enfants.

Un livre passionnant
Les secrets du donjon, Pierre Demondion, Geste , La Crèche (Deux-Sèvres), collection Roman de terroir, parution : mars 2009.

"En ce milieu du XVIIIe siècle, le château de Jouhé et la demeure de la Rogneuse en Poitou sont le cadre, comme dans tout le royaume, d'une lutte des paysans qui défendent les biens communautaires contre les seigneurs des lieux qui veulent s'accaparer les terres, prélever de plus en plus d'impôts et imposer leur volonté dans tous les domaines.Le mardi 28 juin 1814, Jean Demondion, Grandpré de la Rogneuse, prend la parole le jour de son mariage pour raconter l'histoire de son père installé au village de Pioussay."

Ce roman s'appuie pour une part sur des gens ayant existé. Si certaines dates et évènements ont pu être vérifié, pour d'autres il faudra contacter l'auteur pour savoir ses sources.
En 1774 Jean de Mondion revend sa petite ferme à La Place et achète le logis de la Rogneuse où il s'installe avec son épouse Françoise Auvin (nous n'avons quant à nous aucune certitude sur cette date). Qui décèdera après lui avoir donné sept enfants. Il épousera en 1781, Marie Suire qui lui donnera six enfants. Il découvre l'entrée d'un souterrain... Pierre Demondion imagine cette époque et nous la fait vivre à l'approche de la révolution. Jean Demondion sera le premier maire de Pioussay.
Ce roman est passionnant, c'est une belle aventure, il nous fait remonter le temps et revisiter des lieux que nous aimons beaucoup, il nous impose la réflexion. Prudence toutefois, nous sommes prévenus, c'est une histoire, pas un rapport d'historien.

L'auteur
«Pierre Demondion est né en 1941. Il a d'abord été instituteur en Normandie, puis directeur d'école à Paris. A la retraite, il s'est retiré à Fontenay-sous-Bois. S'appuyant sur son arbre généalogique, il écrit là son premier roman qui fait revivre ses ancêtres dans un petit bourg des Deux-Sèvres.»


La liste des maires

1790-1805 Demondion (Demondion en 1791 et parfois De Mondion mais n'était pas noble)
1805-1824 Chabot Nicolas-Mandé (appartenant à l'ancienne noblesse, nommé maire de Pioussay en 1806, et remplacé le 22 janvier 1824 après sa démission).
1825 Peret Pierre
1826 Tallonneau Francois
1847 Veau Pierre notaire
1848 Demondion François dit cadet
1850 Ayrault François (dcd en 1879)
1876 Terrasson Pierre
1884 Beguier Eugène notaire
1905-1908 Queron Jean
1908-1925 Fillon François (Louis Augustin)
1925 Ayrault Charles
1930-1940 Brunet Amédée
1941 Terrassier Emmanuel
1945 Herboulier Joseph
1965 Audoyer René
1995 Sillon Jean-François

Note : les dates correspondent aux documents les plus anciens retrouvés. La mairie était à Jouhé jusqu'en 1870 quand fut inaugurée la mairie-école au bourg de Pioussay.



Histoire de l'élection des maires Cliquer !


En ce temps là fallait savoir choisir son camp

Gazette des Deux-Sèvres

PIOUSSAY 19 mai 1900
Elections municipales
Au scrutin du 6 mai, ont été élus à une forte majorité :
MM. BEGUIER maire, M GOBINEAUD adjoint, LEGERAULT, AYRAULT Charles, TREBUCHET, QUERON, CHARTIER, BRUNET, RAFFOUX, et PERRAIN ;
Et au deuxième tour, MM. FILLON et RICHARD .
Les réactionnaires ont perdu le seul siège qui leur restait dans notre assemblée municipale ; laquelle ne compte plus maintenant que de bons républicains.

Gazette des Deux–Sèvres
PIOUSSAY le 24 mai 1903
Elections municipalesaL’élection municipale complémentaire de dimanche dernier, 20 courant, à donné les résultats suivants : votants 265 ; majorité absolue 133.
BEGUIER Louis républicain 158
GOBINEAU Eléonor républicain 141 élu
TEXIER Charkes réactionnaire 108
AYRAULT Alexandre réactionnaire 102
Ce résultat fait honneur à la fermeté des électeurs républicains.


Tourteau fromager ou "froumageou".

Gazette des Deux-Sèvres
PIOUSSAY le 2 juin 1906
Echo des élections à Villeneuve de Pioussay
On ne fête pas souvent à Villeneuve, mais quand on s’y met c’est pour de bon. Cela vaut la peine d’être raconté. D’abord il y a eu deux camps : d’un coté les réactionnaires, et de l’autre les républicains. Dès avant l’élection du 6 mai, les réactionnaires du village, pleins de confiance dans le triomphe de leur candidat, M. CONDE, avait tiré des coups de fusil et manifesté bruyamment leur allégresse.
Faisant contre mauvaise fortune bon cœur, ils ont poussé l’originalité jusqu'à projeter, pour dimanche dernier, une grande réjouissance. Dès la veille, les femmes ont mis activement la main à la pâte et n’ont épargné ni leurs temps, ni leur peine, ni les œufs, ni le sucre, pour réussir plusieurs fournées de «froumajous».
L’élection n’a pas réussi, mais ces braves gens pouvaient bien fêter quand même ?..., la réussite des « froumajous », sans doute. C’était leur droit. Mais quand les républicains du village ont connu la manifestation qui se préparait, ils ont pensé qu’il était de leur devoir de célébrer, eux, leur victoire, et de rappeler les autres au sentiment de la réalité.
Ils se sont réunis le dimanche au matin et leur ont sonné le réveil à coups de canon. Puis ils ont traversé le village, drapeau en tête, en chantant la Marseillaise, et poussant de nombreux vivats à l’adresse de M. ROUGIER.
Dans le tantôt , à l’heure du fameux festin , après avoir tiré plusieurs coups de canon , ils ont fait un nouveau défilé dans la rue ; ce qui leur a procuré l’occasion de voir leurs adversaires installés sous une « galerie » avec leurs «froumajous» et chantant joyeusement ! «Vive nous !, arrosons nous la dalle du cou !» C’était patriotique, ça et touchant, n’est-ce pas ?.
Le soir, à l’heure convenable, comme on avait sonné le réveil dans le camp républicain, on se chargea de sonner la retraite, toujours à coups de canon, pendant qu’un brillant feu de joie illuminait tout un quartier du village.
A ce signal, les «membres de la galerie» rentrèrent chez eux à une allure peu martiale. Soyons logiques avant tout.
Un groupe d’électeurs républicains.

 
Il vaudrait mieux que le choléra s'abatte sur la commune plutôt que si votre liste venait à passer... A noter que cette carte postale est de 1905 ou 1906...

Gazette des Deux-Sèvres
PIOUSSAY le 2 juin 1906
Suite de l'article
Nous avons reçu également une seconde communication sur cette fête républicaine qui a, paraît-il, fort déplue au curé. Ce dernier, dans sa fureur, se serait oublié jusqu'à insulter les républicains.
Laissons ce jeune abbé plein de suffisances et de fatuité se guérir de sa républicanophobie. Laissons-lui aussi ses invectives pour compte.
Le nombre de ses paroissiens diminue et ce n’est certainement pas son attitude agressive qui lui en attirera de nouveaux.
Quand sa maison n’aura plus de clients, ce qui ne tardera guère, il n’aura qu’a fermer boutique.

 

Pas de maire sans efficace secrétaire

19.. - 1908 Brenet
Marcel
1908 Sillon Léopold
1919 Robert Eugénie
(institutrice) (démissionne en 1925)
1925 Gatineau Eléonor (nommé le 31 mars 1925, réside à St-Saviol)
1925 Robineau Emile (nommé le 4 sept 1925, ancien marchand drapier, La Place)
          Gourdon Pierre
          Gourdon Maria
          Gatineau Simone
1986 Ardillon Sabine

 


La loi... c'est l'affaire du garde champêtre

1814 Ardou
1814 Beaudouin Pierre (de Jouhén nommé garde particulier en 1814)
1848 Pénigaud Jean (buraliste à Pioussay)
         Riche
1871 Prat Pierre (nommé en 1871)
1893 Pierre Fouché (de Courtane, entre en fonctions en 1893)
1920 Erard Louis (de Pioussay, nommé le 25 février 1920)


Louis Erard,a nnées 1930.

9 novembre 1942 à 5 novembre 1951 : Magnan Léon Paul (de Pioussay) décdé en févreir 1969.
Plaque du garde-champêtre Léon Paul Magnan (cliché d'Anne Vernon, sa petite-fille - merci).

         Rossard Maurice (de Jouhé)
         Pasquier René (de La Place)


Quelques cantinières

         Avril Madeleine
         Magnan Alice durant 20 ans
         Minault Edith
         Golvet Simone
         Gaschard Gisèle
         Logette Nicole


 




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