La Place

Au fief du moulin dans le champ de M. Nicolleau, il y avait autrefois deux moulins à vent (moulins de La Rogneuse). Les vestiges des fondations ont été enlevées en 1946 par Michel Taillefet, un prisonnier et moi-même (F. Morin). Il évoque les temps anciens : "Dans ces temps, Pioussay avait son camp de défense militaire".
La Place est traversée par l'ancienne route de Melle à Ruffec.
 

 
La mare de La Place presque à sec : discussion entre deux canards.


La mare de La Place, les beaux jours, son lavoir et ses pierres à laver sur la gauche.

La mare est aujourd'hui (1985) bouchée et plantée d'arbres. Elle sert au jeu de palet ou à la pétanque.
Les Turpin sont mentionnés seigneurs de La Place dès 1202. Trente ans plus tard ils portent le titre de seigneurs de La Place et de Jouhé. Ils transportent alors leur demeure à jouhé où "naquit" le château.
La Place, pays d'agriculture, il y avait 32 propriétaires et cultivateurs. Il n'en reste que très peu. Les maisons sont devenues des résidences secondaires...


Alphonse Robineau épouse Marie Robineau.
 
La plus ancienne photo de mariage de la commune de Pioussay, la famille Robineau devait avoir une certaine aisance pour faire faire une photo en 1901.
Le marié, Alphonse Robineau, est âgé de 28 ans, c'est le fils de Louis Robineau, 66 ans et propriétaire à la Place, et de Pauline Michelet, 55 ans. La mariée est Marie Robineau, une cousine germaine âgée de 19 ans, née le 27 novembre 1881, demeurant aussi à la Place, c'est la  fille de François Robineau, 50 ans, et de Marie Robert, âgée de 41 ans. Au milieu et en haut de la photo, M. Beauget, un parent.
 



On aime "jouher" ou pas !


Le sport ! Des sportifs !
 

Madeleine Pichot, aubergiste à La Place, 1925.
 

Pour faciliter la lecture nous avons, ci-dessous, retranscrit ce texte historiquement très important (merci au Courrier de l'ouest pour cet éclairage).

Courrier de l'ouest du 13 juillet 1980
Le dernier commerce de Pioussay a fermé ses portes : Mais la commune espère...
Voici une semaine, le dernier commerce du village de Pioussay, s'est éteint. A la fois l'épicerie et le café ainsi que le dépôt de journaux. C'est comme le symbole de la fin d'un village lorsque l'on sait que les quelques artisans eux aussi qui prennent leur retraite ne seront pas remplacés. Lorsque l'on sait encore que la population vieillit, qu'il n'y a pas plus de deux naissances par an.
Une école. mais pour combien de temps ? Trente élèves pour le moment. 105 il y a 15 ans. Et dans deux ou trois ans? Pioussay, commune du canton de Chef-Boutonne, n'est bien sûr pas l'exception. Hélas !
Dans la salle du bistrot du hameau de La Place, tenu, la semaine dernière encore, par M. et Mme Proust, les chaises sont restées sur les tables. Derrière le bar, quelques fonds de bouteilles que l'on finira peut-être entre amis. Dans ce triste décor demeurent aussi les coupes gagnées par l'Espérance de Pioussay. Au mur, prés du bar, quelques photos des équipes locales. Le café de M. et Mme Proust était, bien sûr, le siège du club de football. Il était aussi le lieu de rendez-vous quotidiens des anciens du village. Les traditionnelles parties de belote aussi. C'est fini, tout comme l'apéritif dominical.
Pour les femmes du village plus de brin de causette, le matin à la petite épicerie jouxtant le salle de café. Sur les étagères, encore quelques boites de conserve, quelques paquets de lessive. La glacière, elle aussi est vide.
Trouver un successeur
Eh oui, Mme Proust, dernière commerçante du village de Pioussay vient de prendre sa retraite à 65 ans. C'est normal. L'épicerie, le café, le dépôt de journaux, de gaz, il y un an et demi, encore, le restaurant, étaient trop pour une seule femme.
43 années de labeur, ça mérite le retraite.
M. Raoul Proust, son mari, âgé de 71 ans, est lui retraité depuis plusieurs années déjà. Si ce n'avait été la fatigue et l'âge, Mme Proust aurait bien sûr continué d'autant qu'elle avait une bonne clientèle.
«Lorsque je me lève, j'ai un peu le cafard. Presque plus rien à m'occuper. Mais ça passera.»
Une grande maison à La Place de Pioussay qui sera désormais leur domicile. A moins que l'on trouve quelqu'un pour prendre la succession, réfléchit Mme Proust le souhait évidemment de toute la population.
Les derniers artisans
On comptait jadis sur la commune, deux cafés à La Place, deux à Pioussay, et un à Jouhé. Tous ont disparu. La boulangerie n'existe plus depuis environ 4 ans. Comme l'affirme aussi le maire. M. Audoyer, notre correspondant, le dernier menuisier a pris sa retraite et les trois artisans maçons qui restaient vont également se retirer cette année. 437 habitants qui partent les uns après les autres. Les jeunes quant à eux ne restent pas, bien sûr.
Située au sud du département, à la limite de la Charente, à 11 km de Chef-Boutonne et 9 km de Sauzé-Vaussais, Pioussay s'endort. Pourtant, la municipalité est prête à faire l'impossible pour que la commune retrouve un peu d'activité. Acheter la licence du café ? Une solution, peut-être. II est aussi prévu prés du terrain de sport, la construction d'une salle socio-éducative, qui permettra les réunions les plus diverses, quelques activités. Contre le dépeuplement des campagnes y a-t-il de vraies solutions ?

Suite du texte de F. Morin
Il y avait un menuisier, des maçons, un coiffeur. Au lieu-dit La Charonnerie, route de La Jarge, deux bâtiments abritaient les premières batteuses à grain et les chaudières (locomobiles). L'hiver, là on sciait du bois (grâce aux locomobiles), des planches. C'était la maison Pichot : il faisait des roues de charrettes. Sa femme tenait épicerie au centre du village, café restaurant acheté par Raoul Proust. Aujourd'hui (1983), il y a encore un gérant : les réunions de sport se font chez lui.
A la sortie du village se trouvent la Loge et les fours à chaux, vestige encore visible. Tout cela servait pour la fabrication des tuiles à Courtane.
Texte de F. Morin relevé dans le Penon de septembre 1985.
 
Belle petite maison avec façade du milieu du 19e siècle à La Loge.



Les gerbiers à M. Robineau en 1964. Beau travail !
 



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