Le château de Jouhé
 
Le village de Jouhé se situe sur la commune de Pioussay. L'archéologue chef-boutonnais Raymond Proust supposait qu'une motte castrale avait précédé le logis actuel du moins aux environs.

Jouhé (tableau de M. Foltezer)


Aquarelle de Georges Deloutre (1950).

La motte de Jouhé (lire la page sur les souterrains)
Lieu-dit porté sur le cadastre primitif, mais non sur les cadastres suivants, à 300 mètres au Nord-Nord-ouest du château de Jouhé, dans une région surnommée la Plaine de Jouhé, où aucun accident de terrain ne venait justifier le toponyme « motte » jusqu'à ce que, à l'occasion d'un labour, on découvre, au printemps 1967, un souterrain. Il n'a pas été étudié minutieusement, mais le journal le Courrier de l'Ouest du 9 août 1967, dans on édition des Deux-Sèvres, en a donné une bonne description.
Cette cavité était peut-être une dépendance de l'ouvrage disparu ayant valu à ce lieu le nom de « motte ».
Source : Raymond Proust, bulletin de la Société des antiquaires de l'Ouest et des musées de Poitiers, 2e trimestre 1978, 4e série, tome XIV, page 450
 
Au nord (arrière) du logis subsiste une tour circulaire au toit conique recouvert d'ardoises (semblable à celle du Melzéar).
"Le logis (maison entre le donjon et la tour) a été rasée d'un étage lors d'un incendie et totalement remaniée en 1636."


Souffler n'est pas Jouhé
Ce puzzle c'est "Casteljoué" : je clique !

Visible de partout aux alentours en raison de son immense et magnifique donjon avec escalier à vis (classement monument historique par arrêté du 18 novembre 1999).

On lit sur certaines sources que la première mention du fief apparaît en 1124 dans le cartulaire de Saint-Maixent sous le nom de Johec. Cependant, Jean-François Comte, historien ruffécois, précise que Jouhé (comme Tourteron et Tessé) faisait partie des possessions d'Hilduin seigneur de Ruffec dès le Xe siècle.

La territoire de Courcôme comprenait le mas de Jouhé.

On a écrit aussi que la première mention écrite du fief de Jouhé date de 1147.

"La terre de Jouhé fut vendue à Guillaume Turpin, seigneur de La Place, en 1236 par le seigneur de Ruffec avec droit de basse et moyenne justice..."

Les archives de La Barre mentionnait qu'en 1439, Micheau Turpin était qualifié seigneur de Jouhé.

Ce château, propriété d'une personne privée, a été construit sur une demeure plus ancienne, du 15e siècle, à la première moitié du 17e siècle.


"La maison (le logis) a été rasée d'un étage lors d'un incendie et totalement remaniée en 1636." Elle s'intercale entre la tour ronde et le donjon dit aussi pavillon (voir ci-dessous).
A l'arrière du logis subsiste une tour circulaire au toit conique recouvert d'ardoises (semblable à celle du Melzéar).
 

Le portail ouest, dont seule subsiste aujourd'hui une partie, date de 1612.
 
Plan du logis de Jouhé en 1830. Plan du logis de Jouhé en 2012.
 
Face ouest : le logis puis le donjon.




4e étage, combles


3e étage, avec un chemin de ronde garni de mâchicoulis, interrompu par des baies


2e étage (idem 1er)


1er étage (un pont levis le relie (début XXe siècle) au logis au travers du passage séparant les deux bâtiments.


Rez-de-chaussée, base pyramidale (abrite des caves) ; conçu sans ouverture.

 

A noter que la face nord du donjon (pavillon) est quasi dépourvue d'ouvertures.


Plusieurs descriptions...
Le château de Jouhé a été construit aux XVe et XVIe siècles. Haute d'environ 30 mètres, la tour forme un parallélogramme surmonté par des consoles supportant une galerie ornée de créneaux et de mâchicoulis. La base est carrée, elle offre jusqu'à 4 m du sol la forme d'un tronc de pyramide. Elle abrite des caves voûtées dont les murs mesurent 6 pieds d'épaisseur.

La donjon dans les années 1950.

Il semble que la tour, inscrite depuis 1943 à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques (ISMH), n'ait pas été édifiée dans un but défensif, elle est dépourvue de meurtrières. En effet, il n'y a pas de meurtrières. Il existe en revanche de nombreux éléments inspirés de la renaissance, et notamment les traverses et les meneaux qui agrémentent certaines ouvertures. Les fenêtres sont carrées et celles des combles surmontées d'un joli fronton formant lucarne.


Les fenêtres des lucarnes sont remarquables : tantôt surmontées d'un fronton cintré, tantôt d'un fronton cintré brisé et blasonné portant les armes des Turpin, d'azur à trois besants d'or, elles sont ornées d'acrotères (1). On y retrouve dans certains détails l'influence du style Renaissance.
 

Entre le donjon et le logis, un récent pont levis.
A proximité, se tient le logis (il y a un siècle, un linteau portait la date de 1612), reconstruit dans la première moitié du XVII° siècle.

Construction rectangulaire, recouverte de tuiles plates, elle conserve quelques belles fenêtres à traverses et à meneaux.

(1) Ornement sculpté disposé au sommet ou sur les deux extrémités d'un fronton.

"La maison a été rasée d'un étage lors d'un incendie et totalement remaniée en 1636."
Le portail ouest, dont seule subsiste aujourd'hui une partie, date de 1612.
A l'arrière du logis subsiste une tour circulaire au toit conique recouvert d'ardoises (semblable à celle du Melzéar).
 
 
"Les bâtiments sont répartis autour d'une cour rectangulaire ; au nord-est s'étend le logis, tandis qu'au sud de ce bâtiment se dresse le donjon ; les autres constructions sont à usage de communs. L'origine du logis remonte au 15e siècle ; il a été remanié au 17e siècle. Le donjon constitue l'élément majeur de cet ensemble. Un passage étroit le sépare du logis. La communication entre les deux bâtiments est possible par un pont-levis datant vraisemblablement du début du 20e siècle. Le donjon, présente un plan rectangulaire ; quatre étages, dont un de combles, surmontent le rez-de-chaussée ; le troisième étage est ceinturé par un chemin de ronde garni de mâchicoulis, interrompu par des baies ; sur le parapet crénelé repose la toiture d'où émerge une grande cheminée. A l'intérieur, les étages sont desservis par un escalier à vis situé dans l'angle nord-ouest ; les pièces sont couvertes de voûtes ou de plafonds charpentés.
La datation du donjon est incertaine : il peut s'agir d'un édifice du 15e siècle, réaménagé au début du 17e siècle, ou d'une construction du 17e siècle présentant volontairement des archaïsmes.
"


Le donjon constitue l'élément majeur de cet ensemble. A l'intérieur, les étages sont desservis par un escalier à vis situé dans l'angle nord ouest. Les pièces sont couvertes de voûtes ou de plafonds charpentés, la datation du donjon est incertaine, il peut s'agir d'un édifice du XVe siècle, réaménagé au début du XVIIe siècle ou une construction du XVIIe siècle présentant volontairement des archaïsmes.
 
L'ensemble de la construction a subi de grands travaux effectués par Mme Tallonneau (voir plus bas  Catherine Flavie Anaïs Carsin Larente, propriétaire et veuve de M. Jean Jérôme Tallonneau) au début du XXe siècle.
Les cheminées sont estimées dater du XVIIe siècle, l'armoire de la bibliothèque de l'époque de Louis XV, celle de la chambre, de Louis XIII.
Les tableaux représentent des personnages anonymes pour nous.

Vue du côté sud-est.

Jouhé était un fief dépendant de Ruffec
En 1202, les Turpin sont les seigneurs de l'ancienne place-forte de Pioussay dite la Place. Le premier seigneur connu, Guillaume Turpin, seigneur de Jouhé, en Angoumois, avec son fils lmbert Turpin, accompagna Saint Louis en Palestine. Cette famille s'est toujours distinguée par ses services sur terre et sur mer. En 1232, ils investissent le fief voisin de Jouhé. Qu'ils conserveront jusqu'en 1685. Saisis pour défaut d'hommages par la Marquise de Ruffec, c'est Jean de Londeix qui paiera 24350 livres afin que les Turpin soeint maintenus propriétaires... A condition qu'ils le remboursent, ce qui n'a pas été fait : en 1703 Jean de Londeix définitivement seigneur de Jouhé.
Le château et les terres de Jouhé sont restées dans la famille Turpin pendant plus de quatre siècles.
Ses armes (« d'azur à trois besants d'or ») ornent les lucarnes du château et la porte de la cour intérieure.
 
 

Turpin de Jouhé portait : d’azur, à 3 besans d’or.


Le château et les terres de Jouhé restèrent dans la famille Turpin environ cinq siècles.
  • Le 6 août 1685, Jean de Londeix paie au Marquisat de Ruffec pour Jacques Turpin, écuyer, seigneur d'Ardilleux, le domaine de Jouhé pour 24 350 livres. Défaut d'hommages que les turpin ne sont pas en mesure de payer d'où la saisie de Jouhé. En 1703, Jean de Londeix n'étant pas encore remboursé, devient le nouveau seigneur de Jouhé (voir acte de 1703). En 1736, Jacques de Londeix, seigneur de Jouhé, paya quatre vingts livres pour les réparations effectuées à l'église de Pioussay.


En 1714, Pierre Chaigneau sieur d'Autherine est dit preneur (fermier) du logis noble de Jouhé.
 


La propriété de Jouhé à nouveau affermée en 1714
27 juillet 1714
Procès verbal de visite du château de Jouhé avant affermage
Aujourd'hui vingt sept juillet mil sept cent quatorze, ont ainsi comparu en personne dame Marie de Ceris, veuve de messire marcial de Londeix, chevalier seigneur de Puyferrier, Jouhé, et autres places, chevalier de l'ordre militaire de Saint Louis, et tutrice de mademoiselle leur fille, demeurant en son logis noble au bourg de Bouin, et antoine Pautrot sieur de la Nougeray, fermier de la seigneurie de la Rogneuse y demeurant paroisse de Pioussay, jean Ayrault, sieur de Chambriant, notaire demeurant à Jouhé susdite paroisse de Pioussay, françoise Magnen, fille majeure maitresse de ses droits et belle-sœur du dit sieur Ayrault, demeurant au bourg de Brettes.
Les Pautrot, Ayrault et Magnen, fermiers pour chacun d'une tierce partie de la dite seigneurie de Jouhé ; laquelle dite dame de Jouhé et les dits Pautrot, Ayrault et Magnen en conséquence de la ferme passée entre eux de la dite seigneurie de Jouhé, ont déclaré vouloir faire visite et procès verbal de l'état du logis noble du dit Jouhé, ses appartenances et ses dépendances, et pour cet effet nous avons prié et requis, nous notaires soussignés, de nous réunir et transporter avec eux au lieu noble de Jouhé, ce que nous avons accordé, y étant [venus] pour vaquer à la dite visite.
Les dits Pautrot, Ayrault et Magnen avec Jean Decault, sergent (du marquisat de Ruffec) demeurant en la dite paroisse de Pioussay, et les personnes de louis Mesnard, marchand demeurant à Villeneuve paroisse du dit Pioussay, et françois Turquat, marchand demeurant au bourg de Montjean, avons vaqué à la visite comme s'ensuit.
- Premièrement étant au grand portail de l'entrée de la cour, lequel avons trouvé fort usé y manquant une table (planche de bois) pour la rejoindre et une demi-table pour le faire joindre, avec ces gonds et ardivelles, avec un fléau de deux morceaux attachés bout-à-bout avec un verrou au dit fléau, la petite porte y joignant fort usée garnie de trois gonds et deux ardivelles, un maillet, un verrou et un passe-jour.
- De là transportés à la grange, nous avons trouvé les grandes portes forts usées, supportées l'une par une fourchette, et l'autre n'en ayant pas, ayant été attachée à celui de vielles tables sans être jointes, sans aucun fléau, n'y verrou ; la petite porte à coté et proche toute délabrée sans aucun gond, ardivelle n'y verrou, deux décharge-foin à façon de fenêtre, la fenêtre de l'une d'elle presque ruinée, et l'autre à bourdonnaux (1) fort usés avec un gond, une ardivelle et un verrou, la couverture ayant besoin de se faire repasser comme à neuf. La porte qui regarde dans la [...] à bourdonnaux fermant à clé avec une méchante serrure plate et verrou sans fourchette n'y [...]
- Au bout de la grange, il y a un petit bâtiment qui sert à l'âne, la porte assez bonne avec une serrure, un verrou sans clé, et cette porte coupée en forme de fenêtre sans fenêtre.
- De là transportés dans deux petits toits servant à mettre les brebis de la métairie, là où il y a deux portes usées, l'une fermant avec un petit verrou à bourdonnaux ayant besoin d'être reconnus (?).
- De là transportés au bâtiment joignant les dits toits, là ou il y a un treuil (pressoir) à l'entrée n'y ayant aucune fermure (fermeture) non plus qu'au deux fenêtres n'ayant aucune grille, la couverture en mauvais état, le dit treuil en mauvais état, le verrou étant détaché sans aucune barre n'y […] seulement trois madriers. Plus un petit bâtiment joignant le dit treuil, la muraille d'entre deux toute tombée, la porte sans aucune fermeture que deux vieux gonds seulement.
- De là transportés à l'écurie à l'entrée, il y a une vielle porte soutenue de deux gonds et deux ardivelles, n'y ayant aucune fermeture n'y verrou, la fenêtre la plus près de la porte, vieille et ancienne, garnie de deux gonds, deux ardivelles, et ayant trois grilles à elle, la seconde sans aucune fermeture y ayant deux gonds et grilles, la troisième vieille et ancienne garnie de ses gonds, ardivelles et un verrou, ayant deux grilles. La crèche de bois en assez bon état avec deux râteliers faisant les deux tiers de l'écurie et assez bons, le plancher vieux et disjoint, la couverture manquant de matériaux a besoin d'être remise à neuf. La porte du grenier de dessus l'écurie fort ancienne garnie de ses gonds, ardivelles, une serrure plate avec sa clé, un verrou, les fenêtres du dit grenier sans fermeture. La galerie joignant les quatre fenêtres sans aucune fermeture n'y grille, si ce n'est celle qui regarde dans les douves qui en a quatre. La porte qui sort dans les douves, vieille y ayant deux gonds, deux ardivelles et un verrou.
- De là transportés en la boulangerie, la porte de l'entrée de celle-ci soutenue d'un gond, deux ardivelles et un verrou sans aucune serrure, […] ferrée [..] une fermeture sans aucun gond, ardivelle, n'y verrou, y ayant deux grilles, la petite fenêtre sans aucune fermeture, gond, ardivelle, n'y grille, la dite boulangerie planchée par de vieilles tables toutes pourries, le four en très mauvais état.
- De là transportés en la chapelle, la porte d'entrée de celle-ci ancienne, garnie de ses gonds, ardivelles sans verrou y ayant seulement un loquet sans tiroir, la grande fenêtre sans aucune fermeture n'y vitre à la petite fenêtre proche de l'autel, la vitre presque toute rompue. La couverture ayant besoin d'être refaite [...] presque tombé le [...], table ayant besoin d'être raccommodée [….].
- De là transportés au corps du logis, la porte de la principale entrée à deux pans fort usés garnis de quatre gonds, quatre ardivelles, un verrou, un valet.
- De la transportés dans la cuisine, la porte d'entrée fort abimée, soutenue de deux gonds, un petit crochet, il y a deux fenêtres du côté du jardin, les fermetures en assez mauvais état et toutes usées, la porte qui sort dans la cour est assez bonne, garnie de deux gonds, deux ardivelles, deux verrous, et une serrure avec sa clef [...] en mauvais état.
- De là sommes entrés dans une petite décharge joignant les cuisines, la porte de l'entrée fort usée, garnie de deux gonds, deux ardivelles, de là descendus du coté de la cour, la porte n'y a aucune fermeture, la porte qui sort dans la chapelle assez bonne, garnie de deux gonds, deux ardivelles, un petit verrou, la porte d'entrée de la cour sans [...], la porte qui entre dans la salle, fort ancienne garnie de ses gonds, ardivelles et un petit verrou. La porte de l'entrée de la cour sans aucune fermeture aussi bonne que la porte qui entre dans […], la porte qui entre dans la salle, fort ancienne, garnie de ses gonds, ardivelles et un petit crochet, la croisée [...] la cour n'y ayant à la fermeture que de vieilles tables sans être attachées les unes aux autres, n'y ayant aucune ferrure qu'un petit valet seulement, la porte qui sort dans le jardin, en mauvais état, n'y ayant qu'un gond, une ardivelle et deux petits verrous, la porte qui va au pavillon fort vieille ayant besoin de réparation, garnie de ses gonds, ardivelles et un verrou.
- De là montés dans la salle haute, la porte vieille et ancienne attachée avec deux gonds, deux pommelles et un petit loquet par derrière. Les trois fenêtres et croisées en très mauvais état sans aucune vitre n'y carreau à aucune dicelles, le pavé y manquant de carreaux, il y en a plusieurs d'enlevés. La porte qui sort dans le couloir joignant la dite salle est délabré, ayant deux gonds, deux ardivelles, un verrou, le plancher de dessus et de dessous tous pourris, aussi bien que les […], les fermetures des fenêtres fort usées.
- De là sommes montés dans la chambre haute qui regarde sur le porche du pavillon, la porte vieille et ancienne garnie de deux gonds, deux pommelles, une vielle serrure avec sa clef, un petit verrou, un loquet. La croisée qui regarde sur la cour est avec six grilles, les fermetures en assez bon état fermant avec des loquets, les deux fenêtres de dessus vitrées. La fenêtre qui regarde sur le jardin vieille et ancienne fermant avec des loquets et targettes, le dessus étant vitré et ayant quatre carreaux cassés, y manquant une targette de fer, le dessous sans vitres. Le pavé y manquant quelques carreaux, la porte qui regarde vers le pavillon, vieille et ancienne, garnie de deux gonds, deux ardivelles, et un méchant verrou. Dans la dite chambre il y a un vieux cabinet à quatre armoires fermant avec une ferrure seulement.
- De là avons entré dans une chambre à main droite comme cy dessus, la porte vieille et ancienne garnie de deux targettes et gonds, et fermant seulement avec un loquet, la fenêtre qui regarde vers le jardin, vieille et ancienne, avec un loquet sans avoir aucun carreau n'y vitre, [...] le pavé y manquant de carreaux devant la porte et devant la cheminée.
- De là sommes montés dans les greniers, la porte de l'entrée fermant à clef avec ses ardivelles, gonds, le plancher du premier grenier est en assez bon état, la maçonnerie ayant besoin d'être raccommodée, la porte du grenier de dessus la salle est vieille et ancienne, sans aucune serrure, la couverture en mauvais état, y manque des tuiles et trois chevrons.
- De là transportés au pavillon, la première porte a deux pans en assez bon état, garnie de ses gonds, ardivelles, et fermant à clef par le devant, et y ayant une grille fermant la seconde partie.
- De là sommes entrés dans le dessous du pavillon, la porte est à deux pans fort anciens, garnis de quatre gonds, une vieille serrure avec sa clef, la porte qui entre dans un petit cabinet a […] aussi ancien fermant avec un cadenas, garni de deux gonds et deux ardivelles, de laquelle dite dame se réserve la clef.
- De là avons monté dans la chambre du premier étage, la porte ancienne à deux pans, garnis de ses gonds, ardivelles, une serrure avec sa clef. Les fenêtres en très mauvais état et sans vitre.
- De là sommes entrés dans un petit cabinet, la porte assez bon état, soutenue par deux gonds, deux targettes, les fenêtres ayant besoin d'être raccommodées ; dans la dite chambre il y a une espèce de cabinet dans la muraille, fort ancien et sans clef, sans aucune vitre n'y carreau.
- De là montés au second étage, la porte a deux pans assez bons, fermant avec un loquet, deux targettes, un valet garni de ses [...], gonds, les fenêtres toutes délabrées sans aucune vitre, la porte qui entre dans une petite chambre à coté, garnie de ses gonds, ardivelles, sans serrure, les fenêtres sans aucune serrures n'y carreau.
- De là montés en la troisième chambre, la porte aussi à deux pans, sans aucune serrure, verrou n'y loquet, y ayant seulement un valet, les fenêtres toutes délabrées, sans aucune vitre n'y carreau, le dessus du dit pavillon tout délabré et pourri faute de couverture demeurée imparfaite, la porte qui sort du pavillon en la cour, fort usée, n'y ayant qu'un gond, deux ardivelles, fermant avec un verrou. Toutes les fenêtres le long du [...] du dit pavillon sans aucune ferrure, gond n'y ardivelle.
- De là transportés dans le jardin que nous avons trouvé presque en friche, à la réserve de deux carrés de pois où il y a amassés environ cinq mesures de pois, dont une partie n'a pas été ramée, avec un petit bout de fèves qui sont abimées dans les herbes, un petit carré d'artichauts qui n'ont pas été accommodés n'y drageonnés, le restant en chaume sans y avoir aucun chou, l'herbe de l'allée ayant été mangée. Le portail qui entre de la cour au jardin est assez bon, ayant n'y verrou, n'y serrure, la serrure ayant été volée. La porte qui sort dans la garenne sans fermeture n'y aucune serrure, toutes les hauts et petit arbres qui sont plantés […] sont presque abimés dans les herbes, les poires de Saint-Jean (2) et guignes ont étés mangées ainsi que l'herbe de l'allée.
- De là transportés dans la garenne, avons trouvé le pacage dicelle mangé que le dit sieur de [Aut...]? a dit luy appartenir en cette garenne, pour y avoir été couché, coupé tant par le vent […] plus de deux cents cinquante cinq pieds de chêne et châtaignier assez gros, lesquels le joseph Deglane, agent du dit logis, a déclaré qu'il avait fait mettre plusieurs en ouvrage, tant en raison que pour la servitude du logis ; les taillis tous gâtés.
- De là sommes retournés dans le pré appelé le vieux jardin de chez Damy, les murailles [...] duquel sont tombées […], les ronces de tout autour n'ayant été curées n'y coupées, n'y les taupes prises et taupinières éparées ayant été négligé, les preneurs feront semblables choses à la fin de leurs fermes.
- Les murailles qui renferment la dite garenne et le pâtureau y joignant, presque toutes tombées, et les taillis de la dite garenne endommagés par le bétail du dit sieur [Auth...]et sa femme. Comme aussi les dits Pautrot, Ayrault et Magnen ont déclaré qu'ils ont été [...] (informés ?) que le dit sieur Auth [...] (Pierre Chaigneau sieur d'Autherive) et sa femme auraient vendu et fait couper, contre les termes de leur ferme et l'ordonnance à quatre ans, les bois taillis détachés de la garenne, soit au bois appelé le bois de la croix, gîte au prieur, bois fleuri et ailleurs, l'année dernière, ce qui leur fait un préjudice notable, qu'il ont protesté d'un pouvoir contre eux ainsi qu'ils aviseront à l'égard de tous les bâtiments des deux métairies [...] a été fait aucun procès-verbal de visite attendu que les métayers en sous-chargés et tenus de les entretenir de la main de l'ouvrier.
- A l'égard du puits, sans y avoir aucune corde n'y chaine, seau n'y cassette, n'y autre meuble dans le dit logis que ceux que la dite dame a serré et emmené [...] que ceux quelle a laissés dont elle n'avait l'utilité, sous seing privé signé de celui qui s'en charge seulement, dont du tout les parties ont requis acte de nous dit notaires, ce qui leur a été octroyé pour leur valoir et servir ce que de raison.
Étant au dit logis noble de Jouhé […] le vingt sept juillet mil sept cent quatorze, et outre que dessus est convenu entre les dits Pautrot, Ayrault et Magnen, preneurs, qu'ils ne pourront, les uns n'y les autres, céder n'y sous-affermer leurs tiers de la dite ferme pour une ou plusieurs années […], que ce soit sans l'expresse consentement des autres personnes pour quelque cause que ce soit, ce qui est expressément convenu. Le tout, sous obligation et hypothèque de tous et chacun leurs biens présents et futurs, et de leurs consentement et requête, ils ont été jugés et condamnés par les dits notaires soussignés. Les tous sus dits et la dite Magnen ainsi que Mesnard ont déclaré ne savoir signer, de ce enquis sans préjudice a aucun des droits de la dite dame de Jouhé contre le sieur Pierre Chaigneau sieur d'Autherive et sa femme, fermiers de la dite seigneurie de Jouhé ; et autres ses droits.

Réprouvé quatre vingt six mots rayés de non valoir et approuvé les mots en interligne et marge et a la marge de la seconde page (mauvais état, le verrou détaché sans aucune barre en clair n'y basting que seulement trois madriers et dans la dite cour, dans l'écurie, toits et jougs aux volailles n'y a aucune fiente n'y bourrée). Dans la seconde page, interligne a besoin d'être refait à neuf, sans aucune serrure ; troisième page, le pavé et tables ayant besoin d'être raccommodés, de laquelle dite dame a la clef ; dans la cinquième page et margé, les poires de Saint Jean et guignes ont été mangées ainsi que l'herbe de l'allée ; manquant une vergette de fer, vingt sept juillet 1714.
Ont signé : De Puyferrier, Ayrault, Turquat, Decault notaire royal et Robineau notaire à Ruffec


(1) Bourdonneau (m), syn. verrou (m) : barre de bois ou de métal fixée intérieurement à un vantail par des éléments qui lui permettent de coulisser...
(2) Poires de Saint Jean : ce sont des petites poires de couleur verte, très dures. On peut aussi les manger tendres mais elles deviennent blettes assez rapidement. Très souvent, on choisit de les faire cuire pour en faire de succulentes poires cuites.

La propriété de Jouhé à nouveau affermée en 1721
Ferme du logis de Jouhé le 10 mars 1721
Jean Ayrault / Pierre Magnen
"Nous Jean Ayrault et Pierre Magnen, fermiers pour chacun une moitié de la seigneurie de Jouhé, soussignés ; avons arrentés ce jourd'hui qui est moi Magnen ait loué la ferme, toute la ferme au dit Ayrault pendant le cours de moitié ferme qui est de sept ans qui commenceront cinq juillet proche et finira a semblable jour ; savoir est ma moitié de tous les bâtiments dépendants de la seigneurie de Jouhé et qui sont renfermés dans la cour, la cour et basse cour, avec les jardins et pré appelé vieux jardin de chez Damy avec tous les fruits des arbres, plus la garenne, pacages, et droit de garenne avec le parc du pâtureau de chez Damy pour par lui en jouir ainsi qu'il a ci-dessus fait suivant la ferme a lui faite par françoise Magnen ma femme [..] de la Nougeray cy dessus fermiers des deux tiers de la seigneurie de Jouhé, plus aussi le pacage du pré appelé grand pré du logis ; me réserve seulement aussi la moitié de la grande herbe du grand pré, le pouvoir de pacager mon cheval ou jument quand je viendrais a Jouhé dans la dite garenne et patureau de chez Damy et grand pré du logis avec les juments du dit Ayrault et en outre me réserve la moitié des greniers de la seigneurie, la grange demeura commune pour mettre nos grains, le treuil (pressoir) aussi commun ; la place a mettre mon cheval dans l'écurie et de pouvoir coucher dans le dit logis quand il me plaira, comme aussi me réserve le pouvoir de chasser quand il me plaira dans la dite garenne moi seul. Le dit Ayrault jouira de tout le surplus sauf la dite réserve seulement .
La présente ferme faite à condition qu'il me paiera par chaque an jour et fête de St Michel, la somme de vingt huit livres a commencer le premier paiement a la St Michel proche et avoir et continuer et faire sept paiement sans que le dit Ayrault soit tenu de payer la moitié de tous les devoirs royaux qui soit et pourrons être impayés […] la dite seigneurie. Pendant le dit temps que d'entretenir les bâtiments et autres domaines que pour la moitié seulement et moi je paierais l'autre moitié de tous et entretiendrais la moitié de tous les domaines a nous affermés pendant notre ferme. Le tout par la présente ferme faite double entre nous et de nous signés a Jouhé ce dixième mars mil sept cent vingt et un, sans préjudice d'autres affaires entre nous. Ma moitié de la coupe des quatre taillis que nous avons accoutume de vendre avec les branches des chênes et palisse de [..] autour de la dite garenne qu'il y aura, comme me réserve aussi ma moitié des châtaignes du bois Guiaud seulement. Pour ce que dessus.

Signés P. Magnen et  J. Ayrault

Le domaine fut revendu, en 1754, à François Chabot, écuyer, seigneur de Peuchebrun, Marsillé et Jouhé. En 1790, le domaine de Jouhé était estimé à la somme de 56.929 francs. Les Chabot conservent Jouhé jusqu'en 1924.

Ce paragraphe est intéressant. Il montre que des roturiers, simples agriculteurs, peuvent s'offrir un domaine (Tallonneau) et mener leurs enfants vers de grandes carrières (notaire, avocat). Exercice semblable pour un même résultat (Terrasson) avec un fils d'agriculteur qui devient notaire et offre Jouhé à sa fille.
 

Le château passe en 1824 aux mains de François Tallonneau (qui vient de La Jarge dans la partie située en la commune de Lorigné dont il fut le maire de 1817 à 1824) époux de Madeleine Fruchard. François Tallonneau sera maire de Pioussay de 1826 à 1847.
Des métayers feront valloir le domaine.

François Tallonneau est né à Lorigné en 1792, il est décédé à 56 ans au logis de Jouhé le 29 octobre 1846 (son fils Alexandre y est aussi décédé à l'âge de 30 ans le 27 mai 1846). Madeleine Fruchard, fille de Pierre Fruchard et Marie Blanchard, née à Hanc, est décédée à 66 ans le 29 novembre 1851 au logis de Jouhé. Leur mariage fut célébré à Hanc le 8 juin 1812, François Tallonneau était mineur, âgé de 20 ans, présenté par sa mère Marie Fruchard (si !) avec laquelle il résidait comme propriétaire à La Jarge de Lorigné, son père François Tallonneau, étant décédé à Lorigné le 27 janvier 1811. L'épouse, Madeleine Fruchard, âgée de 25 ans, célibataire (c'est mieux dans ce cas), cultivatrice, est la fille de Pierre Fruchard, cultivateur, et Marie Blanchard, les deux vivants et présents. le couple s'installe d'abord à La Jarge de Lorigné ou naîtront leurs 4 enfants ; leur père, propriétaire, est adjoint au maire en 1815, maire en 1817, 1822.
Pas d'enfants nés à Hanc ni à Pioussay.

L'aîné, François Philippe né le 26 mai 1813 à La Jarge de Lorigné est décédé le 13 janvier 1831 à l'âge de 18 ans à Jouhé.
Le cadet, Pierre Alexandre Tallonneau, né le 28 avril 1815 à La Jarge de Lorigné (son père adjoint au maire), est décédé le 27 mai 1846 au logis de Jouhé à l'âge de 30 ans.
Parce que leur soeur Marie Madeleine née le 2 février 1822 à la Jarge de Pioussay (son père est maire) qui avait épousée Pierre Cornu le 8 août 1843 à Hanc, décèdera chez elle à Hanc le 12 septembre 1851 à l'âge de 29 ans...

Le fils héritier de François Tallonneau sera :
  • Jean Jérôme Tallonneau né à la Jarge de Pioussay le 30 septembre 1817 (son père est maire), notaire demeurant à Saint-Maixent où il décède le 11 février 1874 à l'âge de 57 ans. Epoux de Catherine Flavie Anaïs Carsin Larente. Ils eurent un fils Camille Edouard et une fille Marie Louise Anaïs décédée à l'âge de 11 ans à Saint-Maixent le 12 avril 1861 (suite du drame familial ?).
On peut sans doute voir dans tous ces décès - drame familial -  les conséquences de mariages entre cousins sachant que les alliances Fruchard-Tallonneau sont nombreuses.

Le fils de Jean-Jérôme Tallonneau :
  • Camille Edouard Tallonneau né à Saint-Maixent (79) le 17 mai 1845, est le petit-fils de François Tallonneau. Avocat à Versailles et juge suppléant au tribunal civil, où il est décédé à son domicile le 15 février 1879 à l'âge de 34 ans, marié à Marie Louise Rachel Valentine Nicias Gaillard, décédé à Versailles le 15 février 1879 à l'âge de 34 ans (suite du drame familial ?).

Délibération du conseil municipal de Pioussay du 8 juin 1879 : legs de M. Camille Edouard Tallonneau (1845-1879), avocat à Versailles et juge suppléant au tribunal civil, où il est décédé à son domicile le 15 février 1879, marié à Marie Louise Rachel Valentine Nicias Gaillard, avocat demeurant et décédé à Versailles le 15 février 1879, a légué à l'église de Pioussay une somme de 1.000 francs.

Délibération du conseil municipal de Pioussay du 28 février 1904 : monsieur le maire a fait connaître au conseil municipal que par testament olographe, en date du 21 mai 1892, à Saint-Maixent, madame Catherine Flavie Anaïs Carsin Larente, en son vivant propriétaire et veuve de M. Jean Jérôme Tallonneau, né à la Jarge de Pioussay le 30 septembre 1817, notaire demeurant à Saint-Maixent (ou il est décdé le 11 février 1874) et où elle est aussi décédée le 25 décembre 1902, a entre autres dispositions légué à l'église de Pioussay une somme de 3000 francs pour que chaque année, il soit dit un certain nombre de messes pour sa famille et pour elle.
  • Marie-Louise Rachel Valentine Nicias-Gaillard, veuve, fit réparer en 1909 la tour de Jouhé par monsieur Lafargue (de Blois) et lègua par testament du 15 février 1917, la propriété de Jouhé à Fernand Marie Léonard Barny de Romanet marié à Marie Maisondieu.
  • Qui le vendit en 1926 à Mlle Lucie Marie-Marthe Terrasson âgée de 28 ans,

Lucie Marie-Marthe Terrasson, née le 4 janvier 1898 à Néré (17) de Me Frédéric Terrasson (37 ans), notaire à Néré (17), et de Marie Véronique Fillon (25 ans).
Lucie Terrasson est décédée à 69 ans à Pioussay (Jouhé) le 29 août 1967.

Frédéric Terrasson est né à Pioussay le 12 février 1860 de Pierre Terrasson (cultivateur âgé de 27 ans en 1860), et de Marie Perret (cultivatrice âgée de 22 ans). Il est décédé à Jouhé le 3 janvier 1933. Il était notaire  Néré (17) jusqu'en 1929. Frédéric Terrasson a épousé Marie Véronique Fillon (née le 12 octobre 1872 à Pioussay de François Fillon, cultivateur, et Marie Véronique Dechambe, et décédée à Jouhé le 16 février 1940) ; leur mariage fut célébré à Pioussay le 24 août 1892 (Frédéric Terrasson était déjà à cette date notaire à Néré).







 
  • M. et Mme Pierre Sillon héritent du château de Jouhé en 1972.
La NR le 3 septembre 1996
Le château de Jouhé appartient à la même famille depuis 1926. Héritage difficile à assumer pour Pierre et Françoise Sillon.
Les Turpin vécurent dans ce lieu pendant 500 ans puis tout s'est démocratisé puisque c'est une famille bourgeoise sans plus qui devait racheter le château de Jouhé en 1926.
Henri Ayrault était d'ailleurs simple professeur d'anglais à Bordeaux: Jouhé était une maison de famille dont a hérité sa fille, Françoise Sillon, en 1972. Les frères et sœurs de Françoise n'étaient pas mécontents de voir la frangine se coltiner cette source inépuisable de travaux d'entretien.
L'important est que le château reste dans la famille et que l'on puisse se ressourcer une fois par an dans ce Mellois qui s'abandonne déjà au nord Charente.
1972: Françoise et Pierre Sillon ne sont pas prêts d'oublier cette année où ils devinrent propriétaires. La tempête avait emporté la toiture en février et en août les cambrioleurs sont venus rendre visite au château. Le couple vivait à Paris. Il a fallu choisir : « Nous avons décidé de vendre notre maison de la région parisienne pour pouvoir vivre dans le château : en 1978 il pleuvait dans la demeure de Jouhé ».
Pierre Sillon, ingénieur, trouve de nouveaux chantiers dans la région. « Il fallait avoir envie de vivre dans cette demeure que nous n'aurions jamais achetée: les principaux travaux ont duré deux ans. Tout notre argent passait dans cette rénovation et cela continue. Les débuts furent épiques: il n'y avait pas de fenêtres. On les bouchait avec des matelas et on allait aux toilettes avec une bougie. »
Bien que Pierre Sillon soit né à Pioussay et que sa belle-famille, les Ayrault, soit enracinée dans le Mellois, Françoise se laisse aller à quelques confidences : « Ici on nous a toujours considérés comme des étrangers ».

Primé Vieilles maisons françaises (NR, 2000)

  • Le château fut revendu au début des années 2000 à M. Nicholas PRIESTLEY, actuel propriétaire.
Visite du site de Jouhé avec les propriétaires actuels : http://www.chateaudejouhe.com/
 
Jouhé a abrité, à partir de 1979, un fort intéressant musée historique de l'Ordre de Malte (qui était ouvert au public du 1er mai au 1er octobre, de même que l'oratoire et plusieurs salles du château). Ce musée n'existe plus.
Sortie de l'église des dignitaires de l'Ordre de Malte le 22 avril 1979 à l'issue du service religieux : "Un long cortège, de slimousines avec chauffeur particulier, etc.
 



L'ordre de Malte : http://www.orderofmalta.int/?lang=fr


 

Années 1970-80, date à préciser, cambriolage au château de Jouhé
Compte-rendus de La NR et du Courrier de l'Ouest.

 


 



 

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