L'Angoumois sous l'ancien régime

L'Angoumois est une ancienne province française, située entre Limousin à l'est, Périgord au sud, Saintonge à l'ouest, et Poitou au nord. Il correspond à la partie centrale de l'actuel département de la Charente. Il relevait de la généralité de Limoges.

La généralité de Limoges, créée en 1577, comprenait 5 élections : Limoges, Tulle, Brive, en Limousin ; Bourganeuf, dans la Marche ; Angoulême en Angoumois.
L'élection d'Angoulême était divisée en 6 subdélégations : Angoulême, La Rochefoucauld, Blanzac, Baigne, Ruffec, Chabanais et Montmoreau. Ces subdélégations étaient administrées par des préposés placés sous les ordres de l'intendant et nommés par lui.
Les intendants, choisis ordinairement parmi les maîtres des requêtes, étaient des commissaires départis dans les provinces pour y avoir l'inspection et la direction de la justice, de la police et des finances. Ils recevaient et faisaient exécuter les ordres du roi. C'est seulement sous Richelieu que ces magistrats furent établis dans toutes les généralités du royaume ; mais antérieurement, et dès le XVIe siècle, des maîtres des requêtes étaient chargés de faire dans les provinces des inspections appelées chevauchées. Les auteurs s'accordent à considérer les fonctions attribuées à cette époque aux maîtres des requêtes comme l'origine de celles des intendants.


L'Angoumois comportait également quelques paroisses de l'actuel département des Deux-Sèvres (Narsais de Loubillé, Pioussay, Hanc et Bouin, une partie de Lorigné, issues du marquisat de Ruffec).
De nombreuses enclaves également comme Courcôme qui relevait de la Saintonge.

Ses frontières sont irrégulières, comme la plupart des autres provinces, selon que l'on considère ses différentes administrations :
  • le diocèse d'Angoulême, érigé dès le IIIe siècle, limité par ceux de Limoges, de Périgueux, de Saintes et de Poitiers. Il s'étend sur quelques paroisses et hameaux de ces derniers. Il ne semble pas avoir été remanié, depuis son premier établissement, jusqu'à la fin du XVIIIe siècle.
  • son gouvernement militaire : après avoir fait partie du gouvernement d'Orléans, il est joint à la Saintonge pour ne faire qu'un seul et même gouvernement, comprenant un seul gouverneur, un lieutenant général de province, et un lieutenant du Roi. Son rôle est de faire observer la discipline militaire et faire exécuter les ordres du Roi.
  • son gouvernement civil, communément appelé province, qui s'étend sur tout le territoire sujet à la coutume du pays ; il s'agit de la sénéchaussée, inventée au regard des coutumes observées dans un même territoire. La coutume du pays a été rédigée par autorité royale, sur l'invitation de Louis XII, et publiée le 10 octobre 1514, sous 10 titres contenant 121 articles.
  • son administration des finances : elle comprend 2 élections, celle d'Angoulême, qui dépend de la généralité de Limoges, et celle de Cognac, qui dépend de la généralité de La Rochelle. L'une et l'autre s'étendent même sur des paroisses ou des hameaux qui ne sont pas de cette sénéchaussée2.
Les blasons de l'Angoumois : http://angoumois1.free.fr/blason.php

Les blasons de l'Angoumois, de la Charente : http://jm.ouvrard.pagesperso-orange.fr/

 


 

 
Des forêts
La partie du Poitou qui confine à l'Angoumois a pareillement subi de larges défrichements qui ont
partagé en lambeaux l'ancienne marche arborescente des Pictaves et des Santons (forêt d'Ariezhun), lambeaux qui ont donné naissance à la forêt de l'Hemistain, à celle de Chef-Boutonne, au bois de Melles, Celles, Saint-Léger.
Nous citerons dans la même région méridionale du Poitou, la forêt d'Aulnay, dont celle de Chef-
Boutonne n'est qu'un démembrement, et qui avait au commencement du XIXe siècle une superficie de 2,278 hectares, celle de Chizé qui en renfermait 3,974 et dont s'est détachée celle d'Etampes ou Petite forêt de Chizé, d'une superficie de 714 hectares.



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